ju91rnb Grand Animateur

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Posté le: 09 Juil 2002 09:19 Sujet du message: encore un truc de fou |
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Le cadavre d'un nouveau-né dans l'armoire
JOINVILLE-LE-PONT, HIER MATIN. C'est dans cet immeuble de la cité de l'Egalité, au cinquième étage, que le corps du bébé a été découvert, caché dans un sac poubelle, au fond d'une armoire. (LP.)
DEPUIS SAMEDI SOIR, un homme de 40 ans et son ex-compagne de 42 ans sont en garde à vue au commissariat de Nogent après la découverte du corps d'un nouveau-né dans une armoire de leur appartement à Joinville. Le cadavre était caché depuis environ trois mois dans un sac poubelle. L'autopsie ordonnée par le parquet devra démontrer si le bébé est mort-né ou pas. Ce drame du silence a été découvert au 5 e étage d'un immeuble de la cité de l'Egalité, une cité en briques rouges, très dégradée. C'est Pascal, peintre de métier, qui a fait la macabre découverte, samedi. Caroline, son ex-compagne, étant retournée chez ses parents depuis trois semaines après six ans de vie commune, il a voulu trier les affaires des enfants pour en faire profiter des amis. Affaires habituellement rangées dans l'armoire qu'utilisait Caroline et qu'il a donc ouverte. Surpris par une forte odeur nauséabonde, il a fouillé et a découvert un sac poubelle à l'intérieur duquel se trouvait le cadavre d'un nouveau-né enveloppé de linge . « Les policiers sont restés là entre 14 heures et 18 heures, raconte une voisine. Ils sont ressortis avec un sac en plastique contenant le corps. » Pendant ce temps, des fonctionnaires se sont rendus à Champigny où habitent les parents de Caroline. Interpellée et placée en garde à vue, cette mère de quatre enfants, dont le dernier, âgé de 5 ans, est le fils de Pascal, a très vite révélé ce drame qu'elle avait caché, cette blessure qu'elle cherchait à oublier. « Je me suis rendue compte que j'étais enceinte au mois de décembre, mais je n'ai pas voulu en parler car notre couple battait de l'aile », aurait expliqué en substance Caroline, selon une source proche de l'enquête.
Elle accouche seule dans la nuit Les relations ne s'améliorant pas, la mère de famille, secrétaire de profession, s'emmure alors dans le silence. Pascal, semble-t-il, ne remarque rien durant toutes ces semaines. « Je l'ai vue quelques fois dans les escaliers, raconte une voisine de l'immeuble, encore sous le choc. Elle faisait juste un petit signe de la tête et passait. Je ne me suis jamais rendue compte qu'elle était enceinte ! » Une nuit de mars dernier, alors qu'elle est apparemment enceinte de huit mois, Caroline ressent de violentes contractions. L'accouchement se déroulera dans l'ambiance sordide d'un minuscule cabinet de toilette. Dans la solitude, le silence et un fatalisme résigné. Caroline aurait expliqué aux enquêteurs que le bébé ne bougeait pas à la naissance. Elle l'a cependant emmailloté, puis a tout nettoyé avant d'aller s'endormir sur le canapé du Séjour en serrant son bébé contre elle. Après l'accouchement, c'est Pascal qui s'est réveillé le premier. Il n'aurait rien vu du nouveau-né. En fin de matinée, lorsque sa compagne s'est réveillée à son tour, le bébé ne bougeait toujours pas. Ne voulant pas inquiéter ses enfants, elle a décidé alors, apparemment sans alerter Pascal, d'entourer le bébé de plusieurs linges, de le placer dans un sac poubelle et de cacher le tout au fond de son armoire. Une armoire qu'elle aurait été incapable de rouvrir depuis cette nuit d'horreur. On attend maintenant de connaître les conclusions de l'autopsie. Dans cette perspective, Pascal et Caroline étaient toujours en garde à vue hier soir.
suite:
Le bébé retrouvé mort était viable à la naissance
FINALEMENT, Caroline est revenue sur ses premières déclarations et elle a eu raison. Car l'autopsie a confirmé hier que le bébé qu'elle avait mis au monde avant de l'enfermer dans un sac poubelle n'était pas mort-né. C'est son concubin, Pascal, dont elle s'était séparée trois semaines plus tôt, qui a découvert le cadavre. C'était samedi, dans leur appartement de la cité de l'Egalité à Joinville, Pascal fouillait dans une armoire pour trouver des affaires lorsqu'il a trouvé le sac (Le Parisien d'hier) . Interpellée chez ses parents, à Champigny, Caroline a raconté son secret : se découvrant enceinte en décembre dernier, mais en froid avec son conjoint, elle avait préféré garder le silence. Mais en mars dernier, prise de contractactions, elle avait fini par accoucher toute seule sur les WC du petit cabinet de toilette.
Le nourrisson avait bien crié Selon l'autopsie, le bébé est bien né vivant. Des examens complémentaires ont toutefois été ordonnés car il est possible que la mort soit due à un étouffement. En garde à vue depuis samedi, Caroline, 42 ans, secrétaire, et Pascal, 40 ans, peintre, ont été déférés hier soir au parquet de Créteil qui devrait ouvrir aujourd'hui une information judiciaire pour défaut de soins et recel de cadavre. Entendue une nouvelle fois dimanche après-midi, Caroline, mère de quatre enfants, est revenue sur ses premières déclarations dans lesquelles elle avait indiqué que le nouveau-né ne bougeait pas à sa naissance. Elle a en fait reconnu que le nourrisson avait bien crié. Il semble par ailleurs que la maman n'ait pas pincé le cordon ombilical après l'avoir coupé. Et enfin, il n'est pas exclu qu'étant allée s'endormir sur le canapé après avoir accouché et tout nettoyé, elle ait étouffé accidentellement le bébé qu'elle avait pris contre elle. Enfin, à la question « pourquoi avoir conservé ce cadavre dans l'armoire durant plus de trois mois », Caroline, manifestement non consciente de son geste, aurait répondu : « Il est mieux ici au milieu de la famille que dans un cimetière ». L'enquête devra établir si l'homicide était volontaire ou pas. Et si Pascal a réellement tout ignoré de la grossesse de sa compagne, si véritablement il n'a rien entendu cette nuit de mars où un bébé en pleurs est né, s'il n'a pas vu un poupon emmaillotté près de sa compagne endormie sur le canapé... Au regard du code pénal, la seule inculpation pour défaut de soins est assimilée à un homicide volontaire, à ce titre, c'est devant les assises que l'affaire pourrait être jugée. |
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