Bien que j'aie de la sympathie, à priori, pour les langues locales, je déteste le Créole. Je crois qu'il est un formidable instrument de déculturation (je dirais même de propagation de l'illettrisme) et qu'il isole les Antillais, non seulement par rapport aux Métropolitains, mais surtout par rapport au monde caraïbéen.
Avant de m'envoyer une lettre piégée, prenez la peine de lire mon argumentaire :
-Lorsqu'un individu maîtrise parfaitement sa langue maternelle et pratique, en plus, une langue locale, comme le breton ou le provençal, cette seconde langue ne peut qu'avoir une incidence positive sur son évolution culturelle. On dit souvent que la langue étrangère la plus difficile à apprendre est la première que l'on pratique. Je crois que c'est vrai ! D'autre part, cette langue locale ouvre l'esprit à une nouvelle Culture, qui se matérialise généralement par une nouvelle Littérature.
Quel est la situation des Antillais par rapport au Créole ?
Une grande partie de la population ne parle pas ou très mal le français et s'exprime uniquement en Créole. Celui-ci n'a donc pas, pour elle, l'effet d'une seconde langue. Le plus grave est que le Créole n'est pas une langue, mais un dialecte déstructuré et sans grammaire. Son écriture phonétique n'est pas formalisée, d'où une absence quasi totale de Littérature et l'illettrisme qui en découle. Quand une personne, pratiquant quotidiennement le Créole, tente de parler français, elle est incapable de construire une phrase correcte (et je ne vous parle pas de l'écrire !).
Les Antillais, de milieux modestes, sont très satisfaits de pratiquer un dialecte qui les singularise des Métros pour lesquels ils n'ont pas beaucoup de sympathie. Par contre, ils sont attirés par l'idée de communiquer et de commercer avec le monde caraïbéen qui les entourent. Impossible d'utiliser le Créole comme sésame, les différences sont trop importantes d'une île à une autre. Quant à apprendre l'espagnol ou l'anglais, quand on ne maîtrise pas déjà une vraie langue, c'est pratiquement impossible.
Je ne peux naturellement pas développer suffisamment mes idées dans ce texte, mais je suis prêt à répondre à toutes les questions et même à toutes les agressions verbales.
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