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Violence conjugale: la spirale

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Violence conjugale: la spirale
Violence conjugale: la spirale >> 8916 consultations8916 consultations :: 22 Réponses Sujet posté par ju91rnb le 25 Nov 2002 10:43

C'est show la violence dans le couple..

Violence conjugale: la spirale
Souvent, les victimes n'osent pas poursuivre leur conjoint. Reportage à Paris.


Par Blandine GROSJEAN

lundi 25 novembre 2002


«Elles font un pas énorme pour venir "avouer", car elles se sentent fautives : "C'est de ma faute, le repas était froid, je l'ai énervé..."» Une gardienne de la paix e petit garçon s'est terré au fond de l'appartement. Sa mère, en pyjama à 4 heures de l'après-midi, en pleurs, mime : comment son mari a serré la corde autour de son cou, comment il a fait comprendre qu'il allait la défigurer. Elle entraîne les policiers dans la cuisine, montre la fenêtre d'où il a menacé de se jeter avec le petit. C'est la troisième intervention de la journée dans cet appartement, le mari se sauve à chaque fois avant que police secours arrive. Le brigadier tente de reprendre les choses dans l'ordre. Ils sont mariés depuis un an, elle l'a rencontré en Algérie. «Au pays, ce sont des anges. Ici, il me frappe, il ne travaille pas, je paie tout, les vêtements, il passe son temps au café avec des voyous.» Elle est infirmière, l'appartement lui appartient. Un policier lui conseille de changer la serrure et d'aller voir le juge pour qu'il prenne une mesure d'éloignement. Elle le coupe. «Même si vous le mettez dans un bateau, il va me tuer avant. Il est persuadé que je fais tout pour l'empêcher d'obtenir la nationalité française.»

A 17 heures, une patrouille interpelle le mari et le place en garde à vue. Sa femme accepte de sortir de l'appartement, elle ne tient plus debout, d'épuisement et de panique. Rayan, son fils de 8 ans, tient un petit sac plastique contenant les papiers, il est sage. Deux policiers les accompagnent au poste, dans leur voiture. Ce n'est pas prévu et même interdit par le règlement, «ça vaut mieux que de conduire le petit à la Ddass». Elle, ils en sont sûrs, ne retirera pas sa plainte. «Elle travaille, est française, elle est propriétaire», résume un agent.

Voisins réticents. Cette autre ne veut pas porter plainte. Juste une main courante : «Je n'ai pas d'emploi, pas de domicile. Où est-ce que je vais aller avec mes enfants ?» Souvent, ces femmes voudraient ne pas donner le nom du conjoint. Les voisins qui savent ou qui les recueillent ne sont pas toujours chauds pour témoigner. «Elles font un pas énorme pour venir "avouer", car elles se sentent fautives : "C'est de ma faute, le repas était froid, je l'ai énervé..."», soupire une jeune gardienne de la paix. Alors porter plainte... «S'il va en prison, j'ai des enfants, qu'est-ce qu'on va devenir ?», s'excuse l'une d'elles. Une jeune policière soupire : «Ça fait sept ans, quinze ans, qu'elles se font taper dessus, traiter comme des esclaves. Un jour, elles craquent, mais elles reviennent presque toutes pour retirer la plainte : "Il m'aime, il va changer, il a promis d'arrêter de boire."» Une autre : «On leur fait tout raconter depuis le début, elles conviennent qu'il faut que ça s'arrête. Quand on les voit revenir le lendemain, on a compris.» Une de ses collègues de police secours héSite : «On se demande si elles ne le cherchent pas. Pour celles qui n'ont pas de travail, je peux comprendre. Les foyers, ça dure qu'un temps, il faudrait leur trouver un logement et un travail. Mais celles qui travaillent... Moi, je ne resterais pas une seconde avec un individu qui lève la main sur moi.»

Lavage de cerveau. Comme tous ses collègues, elle connaît sa leçon : «Pas besoin de coups justifiant une ITT (interruption temporaire de travail). Les menaces, les pressions, les dégradations matérielles, tout doit être pris en compte.» Le patron du commissariat du XIIIe arrondissement de Paris, le commissaire Cernaria, fait allusion à cette affaire «dont a parlé la presse» : la mort de deux enfants tués par leur père, alors que la mère avait, en vain, alerté les services de police. «Le plus important, c'est de poser les bonnes questions.» On transmet systématiquement au parquet. A l'accueil, le plus ancien de l'équipe est persuadé que ces femmes subissent un lavage de cerveau : «Le mari les a isolées, de la famille, des voisins, elles sont terrorisées par des menaces de mort, sur elle ou sur les enfants, enfermées dans le scénario du type. On en voit qui se font taper dans le ventre enceintes. Elles défendront le mec, c'est le chef de famille, le plus intelligent, il était fatigué.» Il se sent impuissant : «Quand les faits sont avérés, je ne connais pas un magistrat qui ne décide pas de déférer le gars et de le mettre en prison. Mais elles ne veulent pas de suites judiciaires.» Une de leurs «clientes» récentes, sérieusement «massacrée», s'est remise en couple avec son compagnon une fois la peine de prison purgée. «On attend le prochain appel.»

A Paris, une main courante sur deux a trait aux violences conjugales. En 2000, la préfecture de police de Paris en avait répertorié 3 813 : 1 426 avaient fait l'objet d'un dépôt de plainte, 222 avaient débouché sur le déférement du mari ou du concubin. Il est 20 heures, Rayan attend, son sac de plastique à la main. «Maman va encore aller à l'hôpital ?».

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