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Posté le: 21 Fév 2003 03:23 Sujet du message: LES MST
J'ai constaté dans cette rubrique qu'on a fait état du sida mais il serait peut- être intéressant d'aborder les autres mst ou ist notamment :
- la blennoragie ou gonorrhée
- la syphilis
-les chlamydiases
-l'herpès
-les trichomonases
-vaginoses bactériennes
-les condylomes
- l'hépatite
Quelles sont leurs manifestations spécifiques
Également appelées maladies vénériennes — du nom de Vénus, la déesse de l'Amour —, elles regroupent des maladies très variées, contractées, le plus souvent, lors d'un rapport sexuel. Toujours considérées comme honteuses, en raison de leur mode de Transmission, elles restent mal connues du public, à l'exception du sida. Il existe actuellement, en France et dans le reste du monde, une recrudescence de ces maladies sexuellement transmissibles (ou, par abréviation, MST).
L'épidémiologie des MST
Certaines maladies, comme la syphilis, ont fait des ravages au cours des siècles passés, mais les progrès de la médecine, en particulier la découverte des antibiotiques, ont considérablement réduit le nombre des personnes contaminées. Néanmoins, depuis quelques années, on assiste à une véritable progression des maladies sexuellement transmissibles.
Si, dans les années 1950-1960, le nombre de cas de gonococcie tendait à diminuer, notamment aux États-Unis, les infections n'ont pas cessé d'augmenter. On recense actuellement de plus en plus de cas de syphilis congénitale.
En Grande-Bretagne, les enquêtes polycliniques indiquent qu'en vingt ans l'incidence de l'herpès génital a triplé (elle a été multipliée par quinze aux États-Unis). Ce phénomène s'explique par l'évolution des comportements sociaux: multiplicité des rapports et des partenaires. Ces maladies frappent surtout les personnes ayant une activité sexuelle importante: il s'agit essentiellement des jeunes, qui ont des rapports de plus en plus tôt mais qui ne sont pas toujours correctement informés des risques de contamination.
Les facteurs favorisant les MST
Tous les facteurs sont donc réunis pour faciliter et augmenter les probabilités de Transmission, et ce d'autant plus que, avant la déclaration de l'épidémie de sida, les campagnes de prévention – probablement à cause des bons résultats thérapeutiques de la médecine – étaient quelque peu délaissées. Les hommes sont plus fréquemment atteints que les femmes, même si cette différence tend à s'amoindrir; la libération de la sexualité féminine et les examens systématiques chez les femmes exposées, mais qui n'ont pas encore développé de symptômes, en sont les causes. Les manifestations cliniques sont plus significatives chez les hommes, ce qui les incite à consulter un médecin, alors que les infections sont beaucoup plus sérieuses et les complications plus fréquentes chez les femmes. Les taux de morbidité les plus élevés se rencontrent chez les homosexuels, en milieu urbain et dans les groupes socio-économiques défavorisés.
Les MST sont véritablement endémiques en Afrique. Dans les grandes villes africaines, l'incidence de la gonococcie se situe entre 3 000 et 10 000 cas pour 100 000 h., alors qu'aux États-Unis ce nombre est compris entre 100 et 500 pour 100 000 h. En Afrique de l'Est et en Afrique centrale, la syphilis vénérienne et congénitale est l'un des problèmes majeurs de santé publique. Si l'on considère que l'infection par le VIH (virus du sida) est favorisée par l'existence d'une autre maladie sexuellement transmissible, on dispose d'un élément de réponse pour expliquer la rapide progression de l'épidémie en Afrique.
La prévention des MST
Le dépistage est une garantie supplémentaire de guérison, mais il doit être aussi précoce que possible. Dès les premiers signes de la maladie, les personnes doivent se rendre chez leur médecin, et, pour éviter les contaminations successives, les partenaires doivent aussi être soignés. En effet, il n'existe pas d'immunité acquise, et une nouvelle contamination est toujours possible. C'est pourquoi les personnes touchées doivent se sentir responsables de leurs partenaires et leur conseiller une consultation médicale. Enfin, une bonne hygiène personnelle et l'utilisation de préservatifs ou de certains spermicides pendant les rapports sexuels diminuent les risques de contamination.
Les différentes MST
Les maladies vénériennes sont des maladies virales ou bactériennes. Si certaines présentent des symptômes bien visibles, d'autres sont beaucoup plus discrètes et plus redoutables.
La blennorragie
Également appelée gonococcie ou «chaude-pisse», elle est causée par une bactérie diplocoque Gram négatif, le gonocoque (Neisseria gonorrhoeae), dont la Transmission est essentiellement sexuelle. La période d'incubation varie entre 24 heures et 15 jours. Les risques de contamination sont plus importants pour la femme, chez qui l'infection se développe souvent sans signes cliniques particuliers. Les premiers signes d'alerte sont, chez l'homme, des brûlures très importantes à la miction et un écoulement de pus à l'extrémité de la verge. Un traitement bien adapté entraîne une guérison rapide; sans traitement, les risques d'évolution vers une stérilité irréversible sont très importants.
La chlamydiose
Elle est due à une bactérie (Chlamydiae trachomatis) qui, pour se reproduire, détourne le métabolisme des cellules à la manière d'un virus. C'est une maladie très fréquente, surtout chez les jeunes. Son temps d'incubation peut être relativement long, parfois supérieur à une quinzaine de jours. Les signes cliniques sont relativement discrets: brûlures ou démangeaisons chez l'homme, pertes blanches chez la femme. Cette discrétion ne doit pas masquer la gravité de la maladie et ses conséquences désastreuses sur la fécondité des jeunes filles. La guérison est obtenue rapidement si un traitement antibiotique est mis en place, pendant 21 à 24 jours, pour les deux partenaires.
La syphilis
Également appelée vérole, la syphilis est causée par une très petite bactérie, le tréponème (Treponema pallidum). Sa Transmission est directe: elle se fait à partir d'une lésion génitale ou extragénitale. Le tréponème est également transmissible à l'enfant au cours de la grossesse, car il est capable de franchir la barrière hémato-placentaire.
L'évolution se fait en trois stades. Le premier, après une incubation de 3 semaines à 3 mois, se manifeste par l'apparition d'un chancre: petite ulcération rouge, creusée en son centre, située sur les organes génitaux ou, éventuellement, sur la bouche ou l'anus. Cette lésion disparaît en l'absence de traitement, mais annonce le passage au deuxième stade. Après une incubation comprise entre 60 jours et 6 mois, des petites taches roses apparaissent sur le thorax et les membres (roséole), accompagnées d'autres troubles: nausées, céphalées, perte de cheveux, fatigue importante, courbatures, plaques muqueuses très contagieuses au niveau de la bouche. Puis ces symptômes régressent et le sujet infecté paraît guéri. Cependant, dans environ 30 % des cas, la maladie, après une interruption de 1 à 10 ans, évolue vers sa forme tertiaire, la syphilis neurologique: troubles neurologiques graves (vertiges, paralysie, troubles de la personnalité), importante destruction tissulaire touchant tous les organes, complications cardio-vasculaires (insuffisance aortique). Le pronostic vital est alors sérieusement mis en jeu.
La guérison est pourtant rapide si le diagnostic et le traitement sont faits au stade primaire. Toutefois, il n'existe pas d'immunité acquise, et un sujet peut être contaminé plusieurs fois.
La condylomatose vénérienne
La condylomatose, ou verrue vénérienne, est due à un virus, Papilloma virus, dont il existe plusieurs formes cliniques: certaines donnent des verrues irrégulières, nommées «crêtes-de-coq», qui siègent sur la verge ou sur le gland, sur la vulve ou sur le col de l'utérus. Ces condylomes, très plats, peuvent passer facilement inaperçus. Cette maladie se transmet exclusivement par voie sexuelle, et sa durée d'incubation est comprise entre 1 et 10 mois. Les premiers signes cliniques se traduisent par des petites excroissances à surface irrégulière, situées sur les organes sexuels. Chez la femme, le frottis vaginal systématique permet de découvrir les cellules condylomateuses et d'envisager le traitement. Les excroissances sont alors supprimées par électrocoagulation ou traitement au laser, mais la guérison définitive est rare, et la recontamination toujours possible. La surveillance doit donc être très stricte, surtout chez la femme, car les condylomes peuvent évoluer vers un cancer du col de l'utérus.
L'hépatite B
L'hépatite B, beaucoup plus grave que l'hépatite A, est causée par un virus ayant une affinité pour les cellules hépatiques. Elle est transmise par le sang, le sperme, la salive et les sécrétions vaginales. La maladie peut également être transmise à l'enfant, à partir du troisième mois de grossesse. Après une durée d'incubation de 15 jours à 6 mois, les premiers signes d'alerte apparaissent: asthénie, fièvre, douleurs musculaires, ictère (jaunisse) et selles décolorées. Il n'existe pas de traitement spécifique, seuls le repos complet et un évitement des produits toxiques pour le foie sont prescrits. La convalescence dure de 1 à 6 mois. L'hépatite peut parfois devenir chronique et aboutir à une cirrhose du foie. Il existe actuellement un vaccin très performant, obligatoire pour le personnel médical soignant, et qui devrait être administré à toutes les personnes à risque soignées pour une MST.
L'herpès génital
Cette forme d'herpès a pour agent infectieux un virus (Herpes simplex) de type 2 (HSV 2); elle représente environ 10 à 15 % des MST, mais ce pourcentage augmente chaque année. Les complications sont rares; l'herpès génital peut cependant favoriser l'apparition d'autres maladies sexuellement transmissibles. La contamination se fait généralement par voie sexuelle, mais d'autres modes de contamination sont possibles. La première infection survient entre 2 et 20 jours après le rapport, et se traduit par la présence de petites vésicules, agglutinées ou isolées, au niveau de la vulve ou du vagin, sur la verge ou sur le gland. Ces dernières sont douloureuses, et la crise d'herpès peut s'accompagner de fatigue, de température, voire d'une adénopathie.
L'herpès étant une maladie virale, il n'existe pas de traitement totalement satisfaisant. On estime que 60 % des personnes contaminées guérissent spontanément – à moins d'une nouvelle contamination – et que 40 % d'entre elles continueront à héberger le virus et à être sujettes à des récidives plus ou moins fréquentes. Il existe quelques antiviraux en crème ou en comprimés qui diminuent la fréquence des récidives et limitent la durée des crises, sans pour autant garantir la guérison. Les complications sont graves en cas de grossesse, et une crise d'herpès au niveau de la vulve, lors de l'accouchement, impose le recours à une césarienne.
Les candidoses
Ce sont des maladies causées par une levure (un champignon) du genre Candida albicans. Ce champignon vit le plus souvent en saprophyte dans le tube digestif sans provoquer de maladie, mais il peut devenir agressif dans certaines occasions: en cas de traitement antibiotique, de prise d'un contraceptif oral (pilule), lors de certaines maladies telles que le diabète, ou au cours d'une grossesse. Cette maladie sans gravité est surtout désagréable, car elle entraîne une gêne psychologique et sexuelle. Sa Transmission est uniquement sexuelle chez l'homme, alors que chez la femme elle peut se faire par simple contact avec des linges souillés ou par autocontamination (Candida albicans est retrouvé au niveau des selles). La durée d'incubation varie de 1 jour à 1 mois environ. La maladie se caractérise par des pertes blanchâtres, des sensations de brûlure et des démangeaisons au niveau de la vulve. Les brûlures, quand elles existent, surviennent au niveau du gland. Le traitement – ovules ou application de crème – est souvent rapide et efficace; cependant, les mesures d'hygiène sont capitales pour éviter les récidives. Les pantalons serrés sont déconseillés, car ils favorisent la macération; les sous-vêtements en coton, que l'on fait bouillir pour détruire les spores du champignon, et la toilette locale avec un savon à pH alcalin sont vivement conseillés.
La trichomonase
L'agent pathogène de cette maladie est un protozoaire parasite, Trichomonas vaginalis. Cette infection sans gravité, sans complications graves, touche environ 20 % des femmes. La Transmission se fait essentiellement par voie sexuelle, plus rarement par un linge contaminé (le parasite est résistant au savon). La durée d'incubation est de 2 à 20 jours. Chez la femme, la maladie se traduit par des démangeaisons, des brûlures au niveau de la vulve et du vagin, des pertes malodorantes et jaunâtres. Les rapports sexuels sont souvent douloureux. Chez l'homme, les signes cliniques peuvent être inexistants. La guérison est obtenue rapidement par un traitement antifongique local ou général.
Ces maladies sont la conséquence de la Transmission, par voie sexuelle, de micro-organismes. Ceux-ci ont considérablement évolué. C'est pourquoi les caractéristiques microbiologiques et cliniques de ces maladies sont difficiles à saisir dans toute leur étendue, et leurs conséquences très variables. Les scientifiques tentent d'en mieux cerner les aspects épidémiologiques et cliniques pour prévenir leur propagation.
Inscrit le: 25 Oct 2002 Messages: 297 Localisation: REGION PARISIENNE
Posté le: 21 Fév 2003 14:16 Sujet du message: LES MST
La blennorragie
Également appelée gonococcie ou «chaude-pisse», elle est causée par une bactérie diplocoque Gram négatif, le gonocoque (Neisseria gonorrhoeae), dont la Transmission est essentiellement sexuelle. La période d'incubation varie entre 24 heures et 15 jours. Les risques de contamination sont plus importants pour la femme, chez qui l'infection se développe souvent sans signes cliniques particuliers. Les premiers signes d'alerte sont, chez l'homme, des brûlures très importantes à la miction et un écoulement de pus à l'extrémité de la verge. Un traitement bien adapté entraîne une guérison rapide; sans traitement, les risques d'évolution vers une stérilité irréversible sont très importants.
EN complément Une fois qu'elle se déclare dans l'appareil urinaire ,elle peut se propager dans tout l'appareil génital(vagin,utérus,trompes de Fallope.Il arrive que les gonnocoques s'attaquent aux articulations, au péricarde,à la plèvre et aux muscles.
Aujourd'hui cette maladie se rencontre surtout dans les ports d'Inde et d'Afrique où les traitements à la pénicilline ne peuvent pas être appliqués de manière efficace.
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